Le Bilan du programme MANFORME
Ce programme a placé la satisfaction de la demande de l'économie en qualifications à la base de toute la politique de formation, considérée comme un axe principal de la politique de mise à niveau de l'économie et de l'amélioration de la compétitivité des entreprises, laquelle constitue un important stimulant pour la création de nouveaux emplois qualifiés et durable et pour la transformation des emplois existants.
Sur le plan quantitatif, MANFORM s'est fixé comme objectif de doter la Tunisie, à l'horizon 2006, d'une capacité de formation flexible (selon les besoins) permettant - une fois les investissements dans le matériel et l'immatériel réalisés et les centres mis en fonctionnement et portés à leur vitesse de croisière- un flux de nouveaux inscrits de l'ordre de 67 000 jeunes en formations qualifiantes, économiquement et socialement valorisées. .
Entre 1997, date de début de mise en œuvre effective de la stratégie de réforme de la formation professionnelle et fin 2005, des progrès certains ont été réalisés au double plan quantitatif et qualitatif. Cependant sur certains volets de la stratégie des insuffisances persistent.
Les résultats atteint par MANFORME
- Développement de l'infrastructure
La mise à niveau a touché en premier lieu le renforcement de l'infrastructure de formation. La nouvelle réglementation, relative au secteur privé de formation, a stimulé la création de structures privées et leur adhésion au processus d'homologation des diplômes (une structure en 1997, 133 structure en 2005. ainsi le nombre de structures publiques et privées dispensant des formations normalisées est passé durant la période 1997-2005 de 167 à 343. Le dispositif public a ainsi connu une progression de 44 centres.
- Partenariat avec les organisations professionnelles
Un partenariat diversifié a été avec les organisations professionnelles. Des conventions cadres ont été signées entre le ministère et les organisations professionnelles (UTICA, UTAP, UGTT) et les fédérations professionnelles sectorielles pour le développement et le suivi de la formation. Dans le cadre de ces conventions plusieurs actions ont été engagées pour renforcer la capacité du secteur productif à exprimer ses besoins en compétences et à participer à la formation initiale et continue. Ces conventions ont créé un cadre où sont proposés, discutés et validés les projets de formation.
- Développement des effectifs en formation et de la formation avec l'entreprise.
La capacité d'accueil de l'ensemble du dispositif public (ATFP, ONTT, AVFA, santé et défense) s'est développée grâce à la création et/ou la restructuration des centres d'une part, et à l'amélioration de l'exploitation de la capacité existante et l'extension avec l'entreprise d'autre part. Cela a permis de quintupler en l'espace d'une décennie le flux des nouveaux inscrits dans ce dispositif, celui des sortants ainsi que l'effectif des jeunes en cours de formation.
Il est à signaler que la capacité d'accueil du dispositif privé de formation professionnelle dans les formations normalisées a connu un développement rapide, mais celle-ci reste largement sous exploitées à cause de l'insuffisance de la demande d'une part et la faible diversité de l'offre d'autre part. Les effectifs en cours de formation dans ce dispositif n'atteignent pas 30% de la capacité de formation normalisée estimée à près de 12 000 postes.
- Promotion professionnelle et formation continue
Depuis 2001, le développement de la formation continue a mis l'accent sur le partenariat au double niveau sectoriel et régional. La plus grande part des fonds au Programme national de formation continue, PRONAFOC, a été réservée à des actions organisée dans le cadre de partenariat et orientées vers les PME.
A la fin 2005, les actions de formation continue, tous instruments confondus, ont concerné plus de 172 000 participations provenant de 4 500 entreprises, alors que le nombre d'entreprises ne dépassait 1 950 en 1997.
La promotion professionnelle a également connu une évolution importante à travers le partenariat avec les établissements de formation professionnelle et de l'enseignement supérieur, en vue de l'organisation de cours du soir. A partir de 2003, ce système a été renforcé par l'institution de cours à distance. Le nombre de personnes inscrites aux cours du soir et à distance offrant des formation dans l'enseignement supérieur et dans les filières BTS est passé de 950 en 1997 à plus de 2 550 en 2005
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